La Cie La Brèche – Aurélie Gandit
La compagnie La Brèche – Aurélie Gandit provient de la transformation du collectif La Brèche (né en 2004) en une compagnie de danse contemporaine depuis 2007.
Aurélie Gandit prolonge l’esprit pluridisciplinaire du collectif et invite d’autres artistes (performeurs, artistes sonores, vidéastes) à créer avec elle des projets chorégraphiques. Elle collabore également avec des personnes dont les activités et la réflexion gravitent dans le champs artistique : critiques et historiens d’art, guides-conférenciers, enseignants-chercheurs. Les projets chorégraphiques qui naissent de ces collaborations sont donc nécessairement des formes hybrides et atypiques qui rendent incertaines les frontières entre la danse et le texte.
Les arts visuels et la danse
Le peintre doit savoir à présent ce qui se passe dans ses tableaux et pourquoi. Kasimir Malévitch, 1915
Comment regarde t-on une œuvre ? Qu’en comprenons-nous ? Qu’en percevons- nous ? Quels sont les liens à tisser entre l’histoire des arts visuels et la pratique des arts vivants ?
Depuis 2007 et la création des premières « visites dansées » dans les musées, Aurélie Gandit réalise un travail régulier qui questionne les modes de perception des expositions d’art visuel. Ses recherches oscillent entre savoirs et sensations, effectuant des allers-retours incessants entre la tête et le corps. Son travail s’articule dans l’espace « entre » : entre le regardeur et les images, dans cet espace mouvant où la danse et le texte viennent se mêler.
La danse et le texte
Dancing is talking.Talking is dancing. Douglas Dunn – « Nevada » – 1973
Comment articuler ensemble le mouvement, la chorégraphie de ce mouvement et le texte pour imaginer une composition signifiante se nourrissant des oscillations de la parole et du corps ?
Le texte et de la danse ne sont à priori pas faits pour cohabiter dans le même espace-temps. Le texte est régi par la loi du temps (le temps de la lecture ou de l’écoute), tandis que la danse fonctionne sur la relation à la fois du temps et de l’espace. Alors comment éviter que l’un soit assujetti à l’autre ou qu’il n’en soit que l’illustration ? Aurélie Gandit cherche un langage commun, une imbrication pour qu’ils se renforcent ou s’imbriquent l’un et l’autre, pour qu’ils cohabitent pour créer du sens.

